Sa musique est céleste, je regarde ses doigts courir sur le manche avec une facilité déconcertante. Les cordes vibrent, les notes s’enchaînent, l ’archer, quant à lui, virevolte au gré des envies du virtuose, faisant raisonner la mélodie. Juste devant ses pieds, il a déposé le vieil étui en cuir de son violon, ouvert en grand et ne contenant rien d’autre qu’une petite pancarte de fortune sur laquelle on peut lire : « Pour la musique, merci de ne pas donner d’argent mais juste le meilleur de vous-même. ».