J'appartiens au vent

Il y a quelque temps, j'ai décidé de partir loin des slogans et des beaux discours, j'ai décidé de partir pour mon rêve. J'avais en moi l'urgence de tracer ma route, de combler ce vide au fond de mon ventre qui me dévorait de l'intérieur. Dire qu'il m'a suffi d'une rencontre pour tout plaquer.


Est-ce cet homme qui m'a exhorté, sa lettre, son violon ? Était-ce la synthèse d'une vie que j'avais subie plus que vécue ? Un peu comme un pot de yaourt qui arrive à sa date limite et qui a peur de finir à la poubelle. Je suis parti droit devant moi et la tête vide.


Je n'ai pris aucune carte pour aucune destination, aucun grand projet de voyage, juste un pied devant l'autre. D'abord le long du trottoir au coin de ma librairie, puis dans une autre rue, puis une autre... J'ai serpenté sur un carrefour, longé les grandes avenues qui n'ont pas vraiment de sens, tous ses quartiers sans véritables âmes pour me retrouver à la limite de mon monde connu. Moi qui ne marchait jamais vraiment, qui sentait des mains invisibles me retenir lorsque je voulais aller plus loin que le bout de ma cour, j'ai tout quitté pour vivre sur la route.



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